Rapport d’Activités

Projet « Stop Me »

Période : Novembre 2020
Bailleur : GAVIES
Budget : 8 753 USD
Zone d’intervention : Ville de Kisangani, RDC

1. Contexte et justification

La mortalité maternelle en RDC reste l’une des plus élevées au monde, estimée à environ 547 décès pour 100 000 naissances vivantes (2020). Le risque de décès maternel au cours de la vie est de 1 sur 24. Les causes principales sont les hémorragies, l’hypertension, les infections et les complications obstétricales. À Kisangani, les médecins et sages-femmes manquent souvent de formation actualisée en soins obstétricaux et néonataux d’urgence, ce qui contribue aux décès évitables. Le projet « Stop Me » a été mis en œuvre pour répondre à ce besoin.

2. Objectifs du projet

Objectif global : Renforcer les compétences des professionnels de santé à Kisangani pour réduire la mortalité maternelle et néonatale.

Objectifs spécifiques :

  • Former 50 médecins en soins obstétricaux et néonataux d’urgence.
  • Former 100 sages-femmes en soins obstétricaux et néonataux d’urgence.
  • Améliorer la qualité des soins en maternité et néonatologie dans les établissements de Kisangani.
  • Promouvoir l’application de protocoles standardisés pour les urgences obstétricales et néonatales.

3. Méthodologie de mise en œuvre

  • Sélection des bénéficiaires (médecins et sages-femmes des hôpitaux et maternités).
  • Modules de formation théoriques et pratiques adaptés au contexte local.
  • Évaluation pré et post formation pour mesurer les acquis.
  • Sessions de supervision et coaching post-formation.

4. Activités réalisées

Activité Date Participants Contenu
Session de formation des médecins Novembre 2020 (1ère semaine) 50 médecins Gestion des urgences obstétricales : hémorragies, hypertension, accouchements compliqués
Session de formation des sages-femmes Novembre 2020 (2e semaine) 100 sages-femmes Soins obstétricaux et néonataux d’urgence, soins du nouveau-né
Élaboration de protocoles Novembre 2020 Formateurs + experts locaux Adaptation des protocoles standards de prise en charge
Supervision et coaching Novembre-Décembre 2020 Chefs de service et formateurs Observation, corrections pratiques, accompagnement sur site

5. Résultats atteints

Participants formés : 50 médecins et 100 sages-femmes.

Évaluation pré/post formation : amélioration moyenne des compétences de 35-40 %.

Établissements impliqués : 3 hôpitaux de référence et 4 maternités périphériques.

Protocoles standardisés adoptés : gestion des hémorragies post-partum et soins néonataux immédiats.

6. Impact observé

  • Amélioration des compétences des prestataires sur les urgences obstétricales.
  • Réduction des délais de prise en charge des complications.
  • Renforcement de la confiance des patientes dans les structures de santé.
  • Potentiel de réduction de la mortalité maternelle et néonatale à Kisangani.

7. Défis rencontrés

  • Manque d’équipements médicaux pour la gestion des urgences dans certains sites.
  • Contraintes logistiques pour mobiliser tous les participants.
  • Suivi post-formation limité par absence de mécanismes durables de coaching.

8. Leçons apprises

  • Les formations combinant théorie, pratique et supervision sont les plus efficaces.
  • Le renforcement logistique et matériel est indispensable pour capitaliser les acquis.
  • L’engagement des directions hospitalières conditionne la durabilité des résultats.

9. Perspectives

  • Mettre en place un programme de formation continue pour les nouveaux personnels.
  • Équiper les structures en matériel obstétrical et néonatal d’urgence.
  • Étendre le projet à d’autres villes et provinces.
  • Intégrer les formations dans les politiques locales de santé.

10. Alignement stratégique

Le projet contribue aux ODD 3 (santé et bien-être) et aux objectifs nationaux de réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Il appuie les initiatives de l’OMS et de l’UNICEF en matière de soins obstétricaux d’urgence.

11. Limites et recommandations

Limites : petite taille du projet, suivi clinique limité, équipements inégaux.

Recommandations :

  • Mettre en place un suivi systématique des résultats cliniques après formation.
  • Prévoir un appui logistique et financier complémentaire.
  • Institutionnaliser la formation dans les curricula de base.